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Le prince kinépamoi et la princesse kihététoi

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MessagePosté le: 02 Mai 2008 18:57
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Un petit conte écrit à la va-vite.

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Dans un grand royaume plus grand que le monde et même plus grand que le monde d'à coté - ceci est important - vivaient un roi et une reine - cela est moins important car les rois et les reines ne servent à rien. Ils servaient tout de même à avoir un fils qui était prince et qui s'appelait le prince Kinépamoi. Il était beau et toutes les femmes en pinçaient pour lui. Toutes se seraient offertes à lui mais c'était trop tard! Le prince avait trouvé à la grande broderie la princesse Kihététoi. Elle était belle comme un grand champ de blé, blanche comme de la neige et fragile comme de la porcelaine. Le prince Kinépamoi et la princesse Kihététoi vivaient heureux dans ce grand et beau royaume où les fleurs ne fanaient jamais et où les rivières coulaient à flot mais seulement si la rivière était en pleurs.

Les deux lurons n'étaient pas gais non plus, loin s'en faut mais pas prêts non plus à passer comment dire la barrière du lait très haut sucré en elle. Lui, portait vaillamment culotte et calembours pour attiser la jouvencelle aux bretelles - la mode en ces contrées - qu'elle tendait chastement autour de sa ceinture décorée des fils rouges que sa maman avait brodés pour ses vingt ans. Mais à porter ceinture sous bretelles, on s'ennuie comme deux potes en mal de compote et quand ils voulurent s'ouvrir l'un à l'autre, point de clé, perdue, envolée, disparue, partie au Kamtchatka avec l'ancienne baby-sitter ou peut-être était-ce un fétichiste collectionneur qui l'avait subtilisée on ne savait trop comment sur la place du marché et en fin de soirée.

Cela jeta un grand froid dans le royaume, un très très grand froid, un froid cinglant, si rude que ce froid, mes aïeux, n'eut jamais de pareil ni à l'envers ni à l'endroit : les rivières ne coulèrent plus, les hommes ne collèrent plus les femmes et ces dernières ne décolérèrent (décolérérèrent!) plus de temps de frilosité. Il n'y eut plus de feu de la Saint Jean parce que plus de printemps, plus de feu d'artifice parce que plus d'été, plus de feu de Bengale parce que plus d'automne et plus de feu de cheminée parce que plus d'hiver. On appela ce royaume "le royaume de la saison qui n'existait pas".

Le prince Kinépamoi, privé d'ébats, en fourcha son fidèle destrier, un chien berger à gueule de poney et partit en laissant un petit mot à la princesse kihététoi car il n'est pas ingrat, et plutôt bien foutu. Jean oublie aussi : il était l'écuyer du prince kinépamoi et plutôt fringuant pour un saint. Jean scella Fidèle, le fidèle destrier dont parle la chanson et les suivirent aussi loin que la dite chanson le disait c'est-à-dire après le pont de bois de la rivière. Ils entrèrent dans le petit village d'Etron, très pittoresque avec ses fortifications et la halle aux toilettes pour dames, centre névralgique de l'économie locale.

Le bourgmestre vint à leur rencontre dès qu'ils passèrent les grandes barricades. Il s'appelait comme tout le monde car personne n'avait de nom dans ce village qui se tenait aux abords d'une forêt lugubre, elle-même surplombée d'un grand glacier qu'une nuit étoilée éclairait de toute l'immensité du cosmos et bien plus encore. Assez d'indices, jugea le prince kinépamoi, pour en déduire que la nuit était tombée. Il accepta sans hésiter de les aider sans savoir ni pourquoi ni comment et encore moins où, et s'enfonça avec Jean et Fidèle dans la forêt aux troncs noueux et aux feuilles tortueuses. Ils arrivèrent à la grotte de la glotte, fermée à double tour de montagne par une porte massif de marbre fait main.

Jean, qui était loin d'être bête (comme quoi on peut réussir même en tenant un CAP - Certificat d'Apprenti Palefrenier), tira d'un trait sa langue et la clairière fut illuminée d'un grain de beauté translucide s'il vous plait. C'était le déclic qu'il fallait : la porte s'ouvrit et le prince Kinépamoi mit une claque au pauvre Jean pour couvrir le bruit des gongs. Cela le fit sortir d'un bond, et il resta dehors bien qu'il n'était pas entré.

La grotte était pleine de mitraille de toute sorte : marmaille, ferraille, tenaille, attirail et autorail. Le prince assembla les uns et les autres pour en faire un rapide rapprochement avec la clé. Mais on frappa à la porte tant et si bien qu'il fut assommé. Il ressortit de la grotte et se réveilla de la sorte. Jean tirait toujours la langue, pendu à ses lèvres et à son nez, que le prince frappa si fort qu'il la lui fit rentrer. Il retourna dans la grotte de la glotte. Elle était pleine de champignons. Ils poussaient à l'œil nu et l'appelaient de son nom : "Kinépamoi". Il ne fit pas de rapide rapprochement avec la clé mais on frappa à la porte tant et si bien qu'il fut assommé. Il ressortit de la grotte et se réveilla de la sorte mais Jean ne tirait plus la langue. Le prince sortit un morceau de sucre ce qui fit sortir la langue de Fidèle, le chien destrier et celle de Jean qui, diabétique, grimaçait sous la lune. C'était le déclic qu'il fallait et il entra dans la grotte en serrant fort Jean qui était pâle freiné. La grotte de la glotte était vide et en son centre, se tenait le Techtronic.

Il se présenta ainsi "bonsoirrrr je suis le Techtrrrrrrronic" et le prince se présenta ainsi "bonsoir je suis le prince Kinépamoi ce qui est à l'envers ce qui est à l'endroit" et Jean compléta par un pas de danse genre biguine et s'en va inné. Le Techtronic n'était pas très bien foutu, plutôt du genre morue sur le haut et génétiquement sur le bas, il tenait de la grenouille. Il n'aimait pas non plus les rôts, le riz et les rats. Alors il dit ainsi "l'endrrrrrrroit n'aime pas le prrrrrince Kinépamoi" et le prince dit qu'il s'en foutait, il ne voulait que tacler de chasteté. Le Techtronic était amateur de football professionnel et qui plus est, son nom voulait dire en ancienne langue au chat "Tête de thèque trop tonique" mais prononcé très très vite avant de servir. Il est très très rapide et trop fort ce Techtronic. Il portait la combinaison des sports olympiques et sur sa paume l'orthographe de Zidane.

Il proposa au prince Kinépamoi un combat à la loyal: tacler des champs ou tacler des rêves, tacler des serrures ou tacler éperdu. Il proposa au prince de le prendre où et quand il le voulait. Le prince vit d'un très mauvais œil cette proposition alors qu'un oeil de pigeon le regardait au seuil de sa mort et du haut de la caverne. Jean, le fidèle Jean plus fidèle que Fidèle et plus Jean que les gens prit le Techtronic par derrière en le taclant à qui mieux mieux. Celui-ci fut pris de si court qu'il s'enfuit la queue entre ses deux jambes (sans parenthèse) en laissant tomber la clé objet de tous les délires. Kinépamoi s'empressa d'attraper le pigeon et lui attacha la clé entre ses deux becs puis lui fit aux pieds un nœud roux coulant pour compenser, sans polystyrène, la prise de bec. Jean aimait beaucoup son mètre et son prince Kinépamoi mais ... Jean aimait aussi beaucoup faire du ski avec son prince aimé et l'amour, l'amour, ha l'amour ! Il prit par inadvertance toute confondue le pigeon et échangea ses ailes à tour de rôle puis l'envoya dans les airs, en l'air et le pigeon fit le tour du royaume et des autres et il tourna en ligne droite, fondit une famille sans s'arrêter - pas facile avec un nœud coulant et une clé au bec - et continua sa course effrénée tant et si bien qu'il arriva un jour, et par un incident diplomatique, dans la chambre de la princesse Kihététoi.

Elle attendait et râlait en sueur, jambes écartées sur le baldaquin tandis que tous les plus grands serruriers jouaient à papa maman j'ai perdu la clé, qui, comme chacun le sait, est un jeu d'arnaque. Le prince tricotait à ses cotés un pull pour Jean son ami, parti au ski. La princesse était toujours aussi belle, blanche et fragile comme le blé, la neige et la porcelaine réunis et n'en pouvait plus de sa fébrilité. Tout en serrant le nœud roux coulant, elle débloqua au pied de biche les deux becs du pigeon qui n'en demandait pas tant. Elle se fit défébrilisée et le prince devint roi. Ils eurent des enfants, quatre comme les saisons et le dit la chanson.

Et Jean adopta Fidèle, le destrier.
Mais ceci est une autre narration.
J'en fis d'elle : une autre histoire.

Sébastien
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