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Dragouniou d'amour: Pacifique Princesse
Plonge dans mes rêves, mon amour
Vois ce mauve et rêve,
Nage derrière la dauphine au poil frisé,
Et de tes perçants yeux trop jolis souffle sur
Une fleur, le ciel, un canari,
Fais voler tes cheveux mauve mais magnifiques
Parmi les raies de la mer pas comme nous...
Et de tes seins étoilés, Chaussette,
Eblouis mon âme qui hurle en silence...
Ton caramel
Citation :
Même Pas Pour Le Dernier Ravioli
par Ton Caramel
Les cheminées fumantes enveloppaient Rennes d'une brume artificielle, et firent tousser Caramel. Celle-ci marchait, de plus en plus vite, gagnée par l'excitation... Apercevant la photographie d'un palmier, elle se prit à rêver à un voyage, un long et beau voyage... aux côtés de celle qu'elle rejoignait. Après avoir longtemps marché, elle arriva enfin devant la maison.
Timidement, elle frappa trois petits coups. Comme rien ne se passait, elle allait insister lorsque la porte s'ouvrit sur Dragonlune. Elle était plus cool que jamais, et gratifia Caramel de ce sourire si magique dont elle avait le secret.
- Entre, lui dit-elle.
Caramel pénétra dans la salle à manger avant de se laisser choir dans un fauteuil.
Elle ferma les yeux, et bailla.
- Viens sur mes genoux, dit-elle à Dragonlune. Je vais te raconter quelque chose.
Celle-ci obtempera, et fit comme si elle ne se doutait de rien. Mais elle savait exactement ce qui allait se passer. D'ailleurs, elle ne fut pas sitôt près de lui qu'elle la serra dans ses bras et se mit à l'embrasser fougueusement. Peu après, elle le regarda et lança:
- Tu es tellement prévisible que tu en es touchante!
- Ah oui? Fit Caramel. Ça, c'est ce que tu crois. Car j'ai la preuve du contraire.
- J'aimerais bien voir ça!
- Viens, je vais te le dire en secret... dit-elle.
Mais Dragonlune, pas dupe, se jeta sur lui avant qu'elle n'ait eu le temps de tenter quoi que ce soit, et l'embrassa à son tour.
Plusieurs minutes s'écoulèrent. Puis Dragonlune poussa un soupir qui résonna dans la pièce comme une brise sur l'océan. Caramel en profita pour articuler, le coeur battant:
- Je t'aime.
Son amie la regarda.
- C'est vrai?
- Depuis toutes ces années que nous nous connaissons, je n'ai jamais eu d'autre amour que le tiens.
- Voyons... tu vas me faire rougir, murmura Dragonlune.
- Pourquoi? S'écria-t-elle. Tu es la personne la plus tellement pas comme nous que je n'ai jamais connue! La plus tellement pas comme nous de tout Rennes! Les gens ne t'arrivent pas à la cheville.
- Mais et toi, tu es si supercalifragilisticexpialidocious...
- Cela n'est rien à côté de toi. Lorsque je t'embrasse, j'ai l'impression que je m'envole. Quand je te quitte, j'ai l'impression que mon coeur se fait piétiner par un féroce bébé phoque, ou transpercer par mille lances empoisonnées.
- Mais toi aussi, Caramel, tu as beaucoup de qualités...
- Ma puce... Dragonlune...
Mais elle ne put continuer. Une fois de plus, leurs lèvres se rejoignirent. Elles déliraient presque tant la fièvre les gagnait... elles étaient en haut d'un sapin, en train de picorer à l'air libre. Près d'eux, François Feldman chantait ''Les Valses De Vienne'' en les regardant. Comme frappé d'un coup de foudre, Caramel fascinée eut à peine le temps d'apercevoir, dans un éclair, comme dans une toile de Bullot, Dragonlune réincarnée en sirène... Ecume bouclée, vagues ébouriffées, ciel baigné de nuages qui font cligner la lune, commissures nacrées de lèvres de coquillages, le sourire émaillé de corail blanc, la voix lactée et les seins nus étoilés de mer... tout disparut lorsque Caramel rouvrit les yeux.
- Marions-nous...
- Pourquoi n'est-ce pas déjà fait?
Elles rirent. Elles étaient heureuses.
Elles discutèrent toute la nuit. Elles parlaient de tout, de rien.
- Tu sais, c'est drôle, dit Dragonlune, car hier matin, Rupert a tenté de me séduire.
- Non, c'est vrai?
- Oui, et comme je lui disais que c'était toi, l'amour de ma vie, il m'a répondu que je perdais mon temps et que je serais bien plus heureuse avec lui.
- Ça ne m'étonne pas de lui, il a toujours essayé de gâcher ma vie privée.
- Heureusement je lui ai dit ceci: ''Le jour où tu seras un tant soit peu civilisé, mon petit bonhomme, tu apprendras que mon Caramel est plus puissante que n'importe qui. Et tu ne lui arrives pas à la cheville.''
Puis elles se promirent de s'aimer éternellement, et l'éternité commença pour elles.
Oyez Oyez folle populace, aujourd'hui est un jour béni \o/
Mettez tous vos plus beaux habits et dansez la chenille pour célébrer le Dragon porteur de chaussettes le plus célèbre de France \o/
Joyeux anniversaire ma chaussette

